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Révolte en Brythunie

Ce qui se passe autour des tables et les CR de parties

Modérateur: kobbold

Révolte en Brythunie

Messagepar Morgan Kane » 08 Mars 2019 22:02

REVOLTE EN BRYTHUNIE:

Le groupe se compose d’un bateleur un peu sorcier, un shémite du nom d’Imraïl, d’une guerrière kithaï Xian Meï, de Juma, un noble des black kingdoms, et d’un errant un peu filou sur les bords, Ragnar, un vanir.

Après avoir assuré le couronnement d’Amanda, lors du solstice d’hiver, ils sont revenus à Messentia avec le cortège royal, ce qui a pris pratiquement un mois. Le peuple a été soulagé par la fin de la guerre civile mais attend beaucoup de la nouvelle reine.

L’entrée à Messentia, en compagnie du grand prêtre de Mithra, de son coadjuteur et du lord échevin, Alcibies, a été triomphale.

La nouvelle reine a immédiatement décidé une amnistie générale, sauf pour les gens en ligue avec Zingara, et a anobli les aventuriers, qui ont donc croit au titre de chevalier et à être appelés seigneur. Des domaines leur ont été attribués, mais ils ne peuvent en percevoir les revenus qu’en Argos.

Amanda a un besoin désespéré du trésor rapporté des îles lointaines et les aventuriers lui cèdent leurs parts, sous réserve d’un droit de tirage pour faire face à leurs besoins.

3 semaines avant l’équinoxe de printemps, les aventuriers ont décidé de rester ensemble mais ils commencent à s’ennuyer.

Un matin, alors qu’ils rentrent d’une ballade en ville, une commotion a lieu parmi les gardes des portes. Un vagabond brythunien veut absolument leur parler. Il prétend connaître Imraïl. Son nom est Brieg Melyn ou quelque chose d’approchant. Celui-ci le reconnaît. Il s’agit d’un barde Brythunien, habile artiste, avec lequel il a collaboré, bu et combattu, essentiellement dans des rixes de taverne.

Il les supplie de racheter une amie Eirian Ffyd, qui va être vendue comme esclave avec un contingent d’environ 250 brythuniens. Ils le font, avec un bon rabais, vu l’état du marché et du lot, et Juma insiste pour racheter tout le lot. Il les libère et les installe sur ses terres avec pour mission de les cultiver et de se former aux armes.

Eirian est ravie et reconnaissante d’être libérée. Elle flanque une claque à Brieg Melyn pour la manière dont il l’a abandonnée.

Les deux expliquent que les némédiens ont envahi la Brythunie, maltraitent la population et que le clergé de Mithra a entrepris la destruction systématique du culte de Wicanna, les prêtresses étant brûlées comme sorcière. Des révoltes ont eu lieu sans succès. Ils supplient les personnages, auréolés de leurs succès, de venir à leur aide, ce qu’ils acceptent de faire.

Ils décident de les aider, et sont partis pour un trajet d’environ 7 200 km environ de routes.

Après une sérieuse discussion avec Imraïl qui estime que les chevaux ont un problème avec lui, ils acquièrent un chariot dans lequel ils peuvent entasser pas mal de matériel et planquer un coffre avec quelques lingots d’or. Ils acceptent l’idée que le chariot les ralentira.

Le temps de tout organiser, le départ est prévu au plus tôt pour l’équinoxe de printemps, soit une arrivée envisagée entre Mabon (équinoxe d’automne) et Samain (1er novembre).

Les aventuriers décident de passer non par la route des rois, ce qui ne serait pas plus court, et les amèneraient à traverser la Némédie, mais par le sud, en traversant Koth, Ophir et la Corinthie.

La druidesse va passer quelques jours dans la nature. Juma l’accompagne. Elle en revient apaisée, plus centrée, plus sure.

1) Les voyages forment à tout âge :

Le premier soir du voyage, à la première auberge, Brieg propose à Eirian un partage de chambre, ce que celle-ci refuse assez sèchement, préférant partager la chambre de Xian Meï.

Pendant les premières semaines de voyage, ils réalisent qu’ils ont changé. Imraïl se sent plus en phase avec la lune et récupère plus vite les points de pouvoirs dépensés pour des sorts de niveau supérieur, Xian Meï, de timide, est devenue plus sociale, et Ragnar est capable de dialoguer sommairement avec les animaux, de lier amitié avec eux. Pour Juma, le changement est moins évident.

Faut-il attribuer cela à la déesse, qui avant de partir, leur a promis quelques surprises ?

A) La vengeance est un plat qui se mange froid :

Après être passés par les lieux de leurs exploits hivernaux, les aventuriers arrivent au poste frontière situé à la frontière entre Argos et Koth, dans les monts kothiens, coté Koth. Cette région est habitée par de farouches tribus, vivant dans des hameaux dispersés dans la montagne, dont ils avaient rencontré quelques membres l’hiver précédent.

Alors qu’ils approchent du col, ils voient, allongés au bord de la route, encore enneigée, un homme qui semble dormir, un soldat.

Quand ils arrivent à lui, ils constatent qu’il est mort. Son visage est bleu. Un examen rapide ne révèle rien. Juma fixe le cadavre sur son bouclier et le traîne vers le hameau dont on aperçoit la première maison.

En fait, à première vue, le hameau, Gaïos, blotti juste sous le col, du côté Kothien, se compose de 4 ensembles de constructions, une grande auberge et un poste fortifié étant les deux plus évidentes. Les aventuriers constateront un peu plus tard que les deux autres constructions sont respectivement à usage de forge et de menuiserie.

Après un instant de surprise, un des soldats de garde va chercher le sergent Caius et la population se rassemble. A la vue de la peau bleue, la population du hameau semble accepter l’idée que le soldat a été tué par un démon. Certains soldats déplorent la mort d’Hostus, avec lequel ils ont partagé les dangers, les peines et les récompenses du métier de soldat depuis plus de 20 ans.

Imraïl suggère un examen soigné du cadavre, par la druidesse et le barde, qui ont des compétences médicales, notamment pour vérifier si un poison se trouve dans son estomac. Après un instant d’hésitation, Caius accepte.

L’examen des affaires du défunt n’apporte rien.

Juma et Ragnar retournent sur les lieux où le cadavre a été trouvé et, par miracle, compte tenu du piétinement, Ragnar trouve des traces de pas d’un homme, qui n’appartiennent ni à un membre du groupe, ni au défunt. Plus intéressant encore, il trouve des traces probablement féminines, derrière un rocher à 3/4 mètres du lieu où le défunt a été trouvé.

Quand ils reviennent au hameau, ils rejoignent Eirian et Brieg. Le cadavre a été déposé dans une pièce vide. Ils l’ont déshabillé, lavé, et examiné soigneusement. Ils ont découvert dans la nuque rasée du soldat une trace de piqûre, auréolée d’un bleu plus intense. Ils décident de ne rien dire.

Ils se retrouvent à l’auberge.

Imraïl les a précédés. La quasi-totalité de la population du hameau est rassemblée là, à l’exception des deux soldats de garde à l’entrée du poste. Il remarque que les femmes évitent de se trouver à proximité de trois vétérans, assis à la même table, lesquels échangent des propos d’une certaine lourdeur. L’une d’elle oubliant de faire attention se prend une main aux fesses, assez appuyée.

Imraïl tente sa chance auprès d’Aglaé, la fille des aubergistes, mais la mère de celle-ci l’envoie à la cuisine, sous un prétexte quelconque.

Imraïl suggère au sergent un examen des affaires du défunt, pour vérifier qu’il ne possède pas un objet susceptible d’attirer les démons, et Il y procède avec Juma, en présence du sergent. Cet examen ne révèle rien, sauf l’habileté du défunt pour sculpter sur bois.

Le dîner se passe tranquillement.

Après le dîner, les gens se rassemblent de nouveau dans l’auberge.

Manifestement, le courant passe entre Aglaé et Volesus, un jeune colosse, l’apprenti du forgeron.

Encouragée par les autres, Xian Meï a décidé de se lancer. Elle a revêtu la seule robe de son paquetage, et aguiche les soldats. La plupart ne font pas attention ou se contentent de sourire. Mais 3 vétérans assis à la même table, dont deux de ceux qui se sont déjà fait remarquer cette après-midi, réagissent manifestement et sans légèreté.

Xian Meï les ignore. Ils se lèvent et l’invitent à prendre un verre. Elle accepte avec un sourire qu’ils prennent pour une promesse. Celui qui est en face d’elle commence à lui faire du pied. Ce pied, une fois vigoureusement écrasé, elle présente ses excuses pour cet accident. Son voisin à gauche, pose la main sur sa cuisse et elle lui retourne le doigt. Les autres femmes présentes sourient.

Outragés, les trois hommes se lèvent et une bagarre est sur le point d’éclater lorsqu’un autre soldat, lui aussi un vétéran, intervient et les calment. Ils partent en proférant des menaces.

Xian Meï va voir les autres femmes et leur explique qu’elle a voulu leur donner une leçon après avoir remarqué leur manège. Elle est informée que ce peloton est arrivé à l’automne, pour prendre la relève d’un autre. 4 soldats, plus le défunt se comportent comme des goujats.et qu’un incident grave a été manqué de peu, une ou deux fois, grâce à l’intervention du sergent qui les contrôle.

Xian Meï pose « innocemment» une question: « Quelle plante avez-vous utilisée ? », et obtient des réponses étonnées. Elle en pose une seconde et les femmes lui montrent la vielle servante, une femme tribale, comme la mère d’Aglaé. Xian Meï prend tous renseignements sur l’identité des 4 malfaisants.

Révoltés, les aventuriers décident de leur donner une leçon.

Imraïl lance un sort de sommeil sur le poste de garde pendant que Xian Meï et Ragnar préparent un produit particulier destiné aux parties intimes de ces messieurs. Raffinement particulier, le sort est accompagné d’un rêve destiné aux soldats, selon lequel un démon les avertit qu’il a décidé de profiter des parties intimes des 4 lourdauds, auxquelles leur luxure lui a donné accès.

Pendant ces préparatifs, le vent s’est mis à souffler et la neige à tomber en rafales. Le sort lancé avec succès, c’est un jeu d’enfant de s’infiltrer dans le poste et de procéder aux inoculations.

Ensuite, tout le monde va dormir.

Le lendemain matin, nos 4 punis se font discrets. En fait, ils semblent inquiets, penauds.

Un autre meurtre a lieu dans la journée, commis de la même manière, celui d’un des 4 vétérans. Les soldats sont inquiets, le sergent et les 3 autres vétérans sont manifestement au bord de la panique.

Le jeune forgeron vient voir Ragnar pour qu’il lui donne une leçon d’escrime. Celui- ci accepte.

Le sergent Caius demande à Imraïl si cette histoire de fantôme est vraie. Celui-ci lui précise qu’elle est plus que possible. Le sergent demande si le fantôme peut cibler des personnes particulières, et reçoit une réponse positive. La druidesse, invitée à les rejoindre, confirme et dit qu’elle fera ce qu’elle pourra.

La druidesse va voir la vieille servante, qui lui raconte l’histoire. Ce même peloton était de service dans le même village et 5 jeunes recrues s’ennuyaient. Ils ont profité de ce qu’une femme tribale était partie chercher des plantes dans la montagne pour la suivre et la violer.

Le sergent a préféré les couvrir.

La jeune fille enceinte, a accouché d’une petite fille, Aglaé, puis s’est suicidée. La femme de l’auberge étant la sœur de la défunte, a élevé Aglaé comme sa fille, dans le respect des traditions tribales.

Le retour des violeurs, prédit par un augure, a donné l’occasion de leur faire payer le prix du sang. Pour éviter d’attirer des représailles sur le village et sur la tribu, il a été décidé d’utiliser une méthode indirecte. Le principal coupable a été tué, il est prévu que les autres suivent. Le jeune forgeron, amoureux d’Aglaé, a promis son aide.

La druidesse négocie avec la vieille. Elle est satisfaite de la punition infligée aux soldats et si le sergent est puni, il n’y aura plus de meurtre. Les aventuriers décident de personnaliser la punition du sergent.

Le soleil revient l’après-midi. Juma entre dans le poste sous un prétexte quelconque et repère les appartements du sergent. La nuit, le sergent est endormi, Imraïl rend Xian Meï invisible, et le sergent est enduit …, comme les autres.

Le lendemain, la population locale, convoquée, se rassemble. Les aventuriers jouent un pseudo-rituel, avec la participation du barde et de la druidesse, Imraïl crée une illusion de la créature, le barde une illusion de décor infernal. La suicidée, qui s’est jetée d’une falaise, apparaît telle qu’après sa mort, une fleur d’été dans sa chevelure, elle désigne les coupables et promet de revenir. La famille de la défunte est choquée.

Marius craque et avoue. La femme de l’aubergiste, qui comprend, tente de se jeter sur lui. Le spectre est conjuré. La famille est informée que la défunte, apaisée, ne tourmentera plus les vivants.
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Re: Révolte en Brythunie

Messagepar Morgan Kane » 24 Mars 2019 10:59

B) Où on découvre qu’il y a bandits et bandits !

Les aventuriers ont traversé les monts Kothiens juste avant Beltaine (1er mai).

Le barde a enfin réussi à mettre en vers et en musique leur épopée et, surtout à en restituer la dimension épique (12 totalisé aux dés + 1 point d’héroïsme). Il ne se prive pas de chanter son œuvre, pour le plaisir des spectateurs et de sa bourse. Il a ajouté un couplet sur les vaillants libérateurs de la Brythunie, qu’il ne chante pas en public.

Les aventuriers cheminent tranquillement dans les verdoyantes collines d’Ophir, après avoir traversé sans difficulté la frontière entre Koth et ce pays. Ils ont visité Ianthe et en ont profité pour récupérer, faire quelque réparations et provisions, ainsi que changer les chevaux qui tirent le chariot. Comme d’habitude, ils ont été scandalisés par le niveau des prix ophiriens et par l’étalage impudique de richesses.

Ils ont fait connaissance d’un marchand, Cassius Pompeius, qui a le look d’un ancien soldat. Il leur a proposé de voyager avec eux dans la mesure où il va dans la même direction qu’eux. En effet, le banditisme est endémique dans le pays, compte tenu de l’abondance d’or et de pierres précieuses, même si la vigilance des forces armées ophiriennes est sans faille. Il a un serviteur, Sylvius, et deux gardes du corps, Strabon et Cestius. Ils ont un look d’anciens militaires.

Le lourd chariot, tiré par 6 chevaux, est hermétiquement fermé et, en fait, les membres du groupe transportent leurs biens sur eux et sur des chevaux de bât.
Les problèmes surviennent quand le chariot est attaqué par une bande de brigands. Le marchand est tué, ainsi que son serviteur, et les gardes du corps du marchand.
En fait, le chariot transporte un trésor en lingots d’or marqués du sceau royal d’Ophir. Un contrôle d’un coffre montre qu’il est bourré de lingots d’or. Les aventuriers évaluent le trésor à, environ 1,2 M PO, en lingots, soit près de 8 tonnes d’or ou plus.

Le défunt marchand détient une lettre adressée par un marchand de Lonika, Emilius Faverus, qui l’attend avec impatience.

Les aventuriers reprennent leur chemin, avec le chariot.

Le surlendemain, un homme se présente à eux. Il est à la tête d’un groupe d’hommes d’armes, et fait un signe d’apaisement. Il leur explique que leur renommée est arrivée jusqu’aux oreilles du roi d’Ophir, et celui-ci leur propose de servir d’escorte rapprochée au trésor, contre rémunération, bien sûr. Pour prouver son identité, il montre que chaque coffre s’ouvre avec deux clefs, et qu’il en détient une.

Il propose 30 000 Po, et après négociation, monte jusqu’à 60 000 PO, moitié en pierres précieuses. Les aventuriers acceptent, quand il met dans la balance que, s’ils allaient en Brythunie, ils pourraient bénéficier du discret soutient du roi d’Ophir.

Le roi et ses conseillers ont envoyé officiellement un faux trésor, qui progresse plus lentement et a été attaqué et, secrètement, le vrai trésor, qui a été attaqué lui aussi, par des bandits bien renseignés, ce qui suppose des complicités au sein de sa cour.

Le trésor est envoyé secrètement par le roi au Sénat de Lonika, une cité état corinthienne, par laquelle les aventuriers doivent passer.

Le voyage se continue avec son lot habituel d’attaques de bandits, d’accidents de la route et autres. Le roi d’Ophir tient sa promesse quand le chariot arrive à Lonika.
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Re: Révolte en Brythunie

Messagepar Morgan Kane » 31 Mars 2019 21:32

C) Arrivée en Brythunie :

En se dépêchant un peu, les aventuriers arrivent au poste frontière entre la Corinthie et la Brythunie quelques jours avant Samain.

Pour justifier leur séjour en Brythunie et se camoufler, ils ont choisi de passer pour des artistes ambulants. Ils ont eu plusieurs mois pour s’entraîner et répéter, et pour apprendre le brythunien, avec plus ou moins de succès, notamment pour Juma. Ils ont acquis un grand chariot sur lequel ils ont dissimulé leur or, et installé les affaires dont ils ont besoin pour exercer leurs activités artistiques.

Le col est barré par un mur et par un petit fortin en construction, pour une cinquantaine de soldats. Les soldats sont brythuniens, et l’encadrement est némédien. Le sergent némédien qui commande le poste de garde ce soir-là est plus que méprisant envers les brythuniens.

Un rond de cuir némédien prend leurs identités, leur donne des laissez-passer, et les informe que les brythuniens n’ont pas le droit de circuler sans une autorisation spéciale. De plus, les femmes sont tenues de se présenter à un inquisiteur qui vérifiera si elles sont ou non des sorcières.

Eirian Ffyd et Brieg Melyn s’empressent de dire qu’ils ne sont pas brythuniens. Certains soldats sont manifestement septiques, mais ne disent rien.
Le chariot est fouillé, en vain. Le sergent explique que c’est parce que l’importation d’armes est interdite.

La soirée se passe dans l’auberge derrière le mur. Des marchands tardifs pour la saison y passent la nuit. Le spectacle est donné avec succès. En fait, entre le barde et le bateleur, il est très bien conçu et chacun est mis en valeur. Un marchand leur donne une recommandation pour un aubergiste de Pirogia.

La conversation porte, entre autres, sur l’assassinat du gouverneur royal, Dionus de Monrath, son remplacement par le fils du roi de Némédie, assisté du frère de Dionus qui, manifestement veut du sang.

Un autre sujet de discussion est la bataille d’Innasfaln, qui a eu lieu cet été, au cours de laquelle une armée turanienne a écrasé une armée némédo-brythunienne. Les allusions faites montrent que les marchands brythuniens et le personnel de l’auberge sont choqués par le traitement réservé aux soldats brythuniens, rendu responsables de la défaite et décimés, pour ne pas avoir soutenu la cavalerie némédienne, laquelle a foncé dans le piège tendu et les a laissés sans protection.

Le voyage jusqu’à Wishone, la capitale provinciale se passe bien. Eirian se teint les cheveux. Samain est discrètement fêté.

Il semble que quelque chose se soit brisé chez les paysans des monts Karpash. En fait, victimes depuis des siècles des esclavagistes venus de Zamora et de Corynthie, incapables de quitter leurs montagnes, un ressort s’est cassé en eux. Ainsi, beaucoup de jeunes femmes sont enceintes, parce que les raiders n’emmènent pas les mères de jeunes enfants. En fait, ils espèrent que les némédiens pourront les protéger des raids, notamment par la construction des fortins bloquant les cols.

L’arrivée à Wishone montre au groupe ce que les prêtres de Mithra entendent par lutter contre les sorcières. Toute la population de la ville a été convoquée sur la place centrale. Un bûcher est dressé, une adolescente de 14 ans à peine y est attachée. Visiblement elle a été sévèrement torturée. Les soldats sont nombreux et attentifs.

Une tribune a été édifiée, sur laquelle siègent divers notables, donc le gouverneur et le grand inquisiteur provinciaux. D’autres inquisiteurs se tiennent tout autour et particulièrement au pied de la tribune, certains tenant en laisse de jeunes brythuniennes, qui observent la foule. Eirian a juste le temps d’utiliser ses pouvoirs pour les dissimuler.

Suite à une discussion rapide, malgré l’insistance de Juma, les aventuriers décident de ne pas libérer la jeune femme, d’une part, parce que la population locale, bien que manifestement désapprobatrice, ne semble pas prête à se révolter et, aussi, parce qu’ils craignent les conséquences immédiates pour la foule présente et, à terme, pour la population locale.

L’inquisiteur fait un discours, la jeune femme reconnaît être une sorcière, et que Wicanna est une démone. Elle avoue lui avoir sacrifié des bébés. Le feu est mis au bûcher et, dès que les flammes montent, Imraïl l’endort. L’inquisiteur provincial a l’air déçu de ne pas voir la jeune femme se tordre de douleur dans les flammes. Des consignes sont données.

La druidesse et le barde enchaînent, avec un coup de tonnerre dans un ciel bleu, accompagné d’un long gémissement. Le public se met à trembler …
Le grand inquisiteur tente d’expliquer que Mithra se manifeste.

Bien cachée dans la foule, Xian Meï souffle fortement : « Mithra pleure vos horreurs ! ».

Quelques jours sont passés en ville. Des représentations sont données avec succès.

Eirian se méfie particulièrement des jeunes femmes tenues en laisse, de jeunes brythuniennes utilisées par les inquisiteurs pour détecter les sorcières.
Ils font le tour de la ville, pour l’examiner d’un point de vue militaire, économique, social. Ragnar, Xian Meï, et Juma y mettent un soin particulier.
Un jour, en fin d’après-midi, les aventuriers trouvent un mot sous la porte de leur chambre : « Merci, si vous êtes intéressés, rendez-vous à l’auberge de la pomme d’or. »

Xian Meï, Ragnar et Brieg se placent en couverture. Imraïl, Juma et Eiran entrent dans l’auberge.

Une servante les voit entrer, leur fait un signe, et les conduit vers une salle particulière. La pièce est vide. Une table entourée de sièges se trouvent au centre. Sur la table, des cagoules.

Juma et Eiran en mettent chacun une et Imraïl se livre à un tout de passe-passe. 4 hommes et une femme entrent dans la pièce.

Imraïl insiste pour voir ses interlocuteurs en insistant sur la confiance réciproque nécessaire et après une brève hésitation, marquée par des échanges non verbaux, la femme opine. Deux hommes se retirent. Les aventuriers sont autorisés à retirer leurs cagoules. Imraïl fait disparaître la sienne, une illusion, et montre à ses interlocuteurs que leur précaution était inutile.

Eiran et la jeune femme se saluent, se reconnaissant comme des consœurs.

Une discussion sérieuse s’engage. Les brythuniens vident ce qu’ils ont sur le cœur, les vexations, le mépris, les rafles, les atteintes à la nature et à leurs croyances, la sauvagerie des inquisiteurs, les lourds impôts, les confiscations de terres et l’asservissement d’hommes libres.

Le groupe déplore l’état d’esprit d’une grande partie de la population, qui a peur, même si c’est à raison, en raison de la cruauté des représailles. Bien entendu, il y a des collaborateurs, des marchands, des notables anoblis.

Ils ont besoin d’argent, d’armes, de cadres et surtout d’espoir.

Au cours de la discussion, un de leurs interlocuteurs fait le lien entre le groupe et la ballade intitulée « La couronne des rois d’Argos» qui commence à se répandre. Ils en sont ragaillardis. Un nouveau rendez-vous est fixé au lendemain.

La nuit même, un raid est organisé sur les locaux de l’inquisition, encore largement encours de construction.

Xian Meï et Ragnar entrent, les deux autres se planquant pour les couvrir. Ils trouvent le bureau de l’inquisiteur régional, l’entendent donner congé à un de ses assistants qui l’assure avoir terminé de traiter les données remontées des salles d’interrogatoire. L’inquisiteur est étranglé avant d’avoir réalisé ce qui se passait, une mise en scène destinée à faire croire à un décès accidentel dans le cadre d’un incendie déclenché par le renversement d’une lampe est organisée. Les dossiers de l’inquisition les plus récents sont mis de côté et un maximum du reste brûle.

La sortie est facilitée par le fait que les gardes sont plus occupés à combattre l’incendie qu’à surveiller les murs.

Pendant ce temps-là, Juma, l’esprit peut être engourdi par le froid, est surpris par des gardes, qui lui rappellent qu’il est interdit d’être dehors après le couvre-feu. Il s’en tire avec quelques pièces.

Le lendemain, le groupe retourne dès le matin à l’auberge de la pomme d’or. Il est rapidement rejoint par deux de leurs interlocuteurs de la veille. Ils leur racontent rapidement ce qui s’est passé et leur montrent les registres confisqués. Ceux-ci, qui lisent le némédien, palissent à la lecture de ce qui se passe dans les geôles de l’inquisition, et se précipitent pour avertir ceux dont l’arrestation est prévue.

La mort de l’inquisiteur, qui devrait paraître accidentelle au moins encore quelques heures, leur donne un peu de répit.

Le lendemain, le groupe se met en route pour Pirogia.

Le voyage vers Pirogia se passe sans incident majeur, même s’il n’est pas facilité par le temps. Wishone doit marquer la lime extrême de la zone de raids des marchands d’esclaves dans la mesure où passé la ville, l’ambiance s’améliore.

Le voyage se termine sous les averses de neige. Dans la nuit qui tombe, la ville est dominée par une forteresse à l’extérieur et par le temple de Mithra en son centre.
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Re: Révolte en Brythunie

Messagepar Morgan Kane » 09 Avr 2019 05:41

04) Une longue nuit à Pirogia :

L’arrivée à Pirogia a lieu 3 jours avant Yule, et ils sont seuls, personne en vue. Dans le crépuscule, au bord du canal, une frêle silhouette, d’une jeune fille, à peine adolescente, habillée d’une robe simple. Elle regarde l’eau fascinée, et se prépare à s’y jeter.

Juma et Ragnar l’interceptent de justesse. Les personnages lui posent un certain nombre de questions, mais elle est muette. Vêtue d’une simple tunique, frissonnant d’humidité, elle finit par se laisser convaincre de monter dans le chariot.

Manifestement, elle a peur et ne souhaite pas renter en ville. Elle dégage une faible aura de magie, comme beaucoup de gens en Brythunie.

Pendant qu’ils discutent entre eux et essayent d’obtenir d’elle quelques informations, deux gardes arrivent pour leur demander s’ils ont un problème et les avertir que les portes vont bientôt fermer. Ils décident de rentrer, et Imraïl la rend invisible. Ils subissent les contrôles et questions habituelles de la part des gardes de la porte.

Ceux-ci leur indiquent que le baron ayant convoqué nobles et chefs de tribus, les auberges sont pleines. Deux terrains vagues ont été réservés le long des murailles, le premier pour les marchands et le second pour les baladins, musiciens et autres.

Ils s’y rendent et installent leur chariot. La gamine est sommairement déguisée et rhabillée. Elle s’endort à la fin du repas.

Les personnages savent qu’ils risquent des ennuis mais face à une gamine si terrorisée, ils sont prêts à les affronter. La grande question est de déterminer pourquoi elle ne parle pas, alors qu’anatomiquement, elle peut émettre des sons, ayant ri à une plaisanterie de Xian Meï.

Au matin, les hommes vont faire un tour et les femmes restent avec la jeune fille. Xian Meï pose une série de questions auxquelles elle répond par des hochements de tête. Elle détermine que la jeune fille, d’origine brythunienne, a subi un choc, causé par une personne proche de ses parents, à leu insu. Mais les questions la mettent de plus en plus mal à l’aise et l’interrogatoire est arrêté. Ses cheveux sont coupés à la garçonne, et teints.

En ville, les hommes trouvent l’atmosphère morose. Ils constatent qu’un important bûcher est en cours de construction sur la principale place de la ville, prévu pour une douzaine de personnes.

Les crieurs publics circulent et proclament que Selene, la fille aînée a disparu et 100 pièces d’or seront données à celui ou celle qui la ramènera.

Ils interrompent leur idée de faire la tournée des auberges et rentrent au camp. Selene ne voulant pas retourner auprès de ses parents, du fait de sa peur, il est décidé de la déguiser en garçon. Imraïl lui indique que vivre avec eux pourrait être dangereux pour elle, et lui annonce qu’elle va être entraînée au métier de bateleur et commence à lui apprendre à jongler avec des foulards. L’idée semble lui plaire.

Elle découvre que Ragnar est, entre autres, un spécialiste du lancer de couteaux et que Xian Meï est une acrobate hors pair.

Selene a un important flash de magie et semble mal à son aise. Eirian Ffyd, la prêtresse de Wicanna, bloque l’aura. Imraïl lui demande si le passage à l’âge adulte peut accompagner un développement de la magie et, compte tenu de la réponse d’Eirian, les hommes sortent du chariot et retournent en ville.
Pendant que les deux femmes présentes aident Selene et lui font un cours, les hommes retournent en ville et choisissent une taverne. La disparition de Selene est le sujet principal de discussion mais des propos épars leur permettent de comprendre les raisons de la morosité ambiante.

Jadis, la nuit de Yule était une nuit de festival, passée autour d’un feu géant, destinée à célébrer la renaissance du soleil, le passage à un nouveau moment du cycle de la vie. Les prêtres de Mithra ont décidé que ce serait le moment de fêter la naissance symbolique de leur dieu. Le programme prévoit d’ouvrir les festivités par une procession et une cérémonie religieuse, au début de la nuit qui devra être passée en veille et en prières. Le lendemain, cérémonie religieuse, bûcher et sacrifice en l’honneur de Mithra à midi. Le festival pourra débuter après et se poursuivre jusqu’au lendemain matin. Il se terminera dans la soirée avec le banquet donné par le baron à ses nobles et aux chefs de clans, ainsi qu’à leur entourage.

Les personnes brûlées seront de jeunes disciples de Wicanna, élève de Sioban, la grande prêtresse provinciale. Ils et elles ont été arrêtées lors d’une rencontre avec Sioban, grâce à un indicateur. Celle-ci et les prêtresses les plus expérimentées ont pu s’enfuir.

Ragnar et Juma font du repérage et examinent minutieusement la place sur laquelle le bûcher est en cours de construction, ainsi que le chemin qui va de la place au temple, lui aussi en construction. En guise de temple, il s’agit d’une forteresse, sans douves complètes, mais avec des ponts-levis.
Ensuite, ils font le tour des tavernes avec le barde, et rentrent au campement, un peu pompettes en fin d’après-midi.

Imraïl décide de tenter une visite en solitaire de la prison du temple. Il utilise son invisibilité pour pénétrer dans la cour et ses pouvoirs sur l’élément pierre pour traverse deux murs.

Il arrive dans une salle de torture, bordée de neuf cellules, abritant des détenus bâillonnés et mains attachées. Deux inquisiteurs et un bourreau sont à l’œuvre sur un jeune homme qui, en fait a déjà craqué et avoue tout ce qu’on lui demande.

Quand les inquisiteurs ont terminé leur travail, ils quittent la salle avec le bourreau, mais laissent une lampe.

Imraïl redevient visible. Il débâillonne un prisonnier et dialogue avec celui-ci. Il y a un peu plus d’une vingtaine de prisonniers, la moitié environ capturés au moment de la tentative d’arrestation de Sioban, plus ou moins en état de marcher. S’ils pouvaient s’enfuir, ils sauraient où aller.

Il promet de faire quelque chose pour eux, rebâillonne le détenu et ressort. Le tout lui a pris jusqu’à la fin de l’après-midi, compte tenu du temps nécessaire pour sécuriser le lancement de ses sorts.

Pendant ce temps-là, au campement, la journée a été calme. Pendant la matinée, les baladins ont fouillé de fonds en comble le campement, en vain, pour vérifier si Selene s’y trouvait.

Xian Meï s’est volontiers jointe à eux. Cette recherche lui a permis de localiser trois lourds chariots, formant un triangle, avec au milieu un feu. Le tout ressemble à un campement de bateleurs, mais les trois hommes qui se trouvent près du feu semblent se déplacer et porter leurs armes plus comme des guerriers ou autres, que comme de simples amuseurs publics. Une surveillance discrète montre qu’ils sont une vingtaine.

Quand une patrouille de la milice locale passe en milieu d’après-midi pour demander si Selene a été trouvée, elle est accueillie par un éclat de rire général.
En fin d’après-midi, Ragnar, Juma et le barde se prennent une claque de Xian Meï qui a peu apprécié de passer tout ce temps à garder le chariot et Selene, en étant laissée sans nouvelles. Imraïl qui les suit de peu, a droit au même traitement.

Chacun fait son rapport et une discussion s’engage. Le plus effectif est de libérer les détenus pendant la nuit. Il serait utile d’avoir l’aide de Sioban mais elle sera difficile à contacter en toute sécurité et les aventuriers n’ont pas de contacts directs avec la résistance locale.

Une diversion possible serait de mettre le feu au bûcher.

Selene est rebaptisée « Garçon » ou « Enzo ».

Nos joyeux compagnons sont tirés de la semi-torpeur de leur repas par des bruits divers, suivis d’une interpellation rude :

« Vous les bateleurs, sortez de là ! »

Imraïl jette un coup d’œil. Le chariot est entouré de soldats, menés par un colosse, qui se tient les poings sur les hanches, une grande dague au côté et une épée à deux mains tenue dans son dos par un baudrier. Les deux miliciens qui s’étaient manifestés la veille pour s’enquérir des besoins du groupe stationné à peu de distance des portes de la ville, et lui signaler qu’elles étaient sur le point de se fermer, l’accompagnent.

Lees aventuriers commencent à sortir, Imraïl jette un sort d’illusion sur Selene, pour que le garçon qu’elle paraît être évoque de loin la fille recherchée, mais qu’un examen de près montre facilement qu’il ne s’agit pas d’elle.

Le colosse l’examine attentivement, alors qu’elle tremble de peur, puis se tourne vers le groupe.

Il fait un geste et deux soldats vont fouiller le chariot, pendant qu’il pose quelques questions au groupe, sans résultat.

Il se présente, Berto Cnaeus. Il est en charge de trouver la fille du baron, s’ils ont la moindre information, et s’ils veulent la récompense, ils doivent s’adresser à lui.

Les gardes n’ont rien trouvé … et n’ont pas tiqué devant la tunique dont Selene s’est dépouillée.

Selene, interrogée, laisse entendre que Berto Cnaeus est une des personnes qui lui font très peur, qui l’auraient maltraitée.

Après le dîner, Xian Meï commence quelques préparations, incendiaires et incapacitantes, à l’aide des ingrédients et instruments récupérés ou achetés au cours du voyage.

Juma et Ragnar vont faire un tour en ville. Ils vont jusqu’au bûcher, flanqué d’une tribune, en cours de finition, et constatent que des brythuniens le regardent avec haine. La place est gardée par 6 soldats.

Juma les approche : « Vous connaissez un endroit où cacher les prisonniers s’ils s’évadent ? »

Après un effort de persuasion, ils fixent un rendez-vous le long de la muraille, au nord de la porte qui donne sur les marais.

Le lendemain matin, les rumeurs courent la ville, le bûcher sera attaqué ce soir, les prisonniers vont s’évader …

Juma et Ragnar font des repérages autour de la place du bûcher, du temple de Mithra et des chemins menant de là à la muraille côté marais. Ils inscrivent des marques discrètes aux carrefours.

Xian Meï dort, Imraïl se concentre pour lancer un sort. Selene, le barde et la druidesse vont faire un tour.

L’après-midi est consacré à des entraînements aux divers arts du spectacle. Le numéro de lancer de couteau de Ragnar est assez époustouflant, Eirian lui servant de partenaire. Selene/Enzo continue son début d’apprentissage.

Les bateleurs commentent les rumeurs, ils craignent pour la sécurité du campement et s’organisent pour l’assurer.

La procession des prêtres de Mithra parcourt la ville, boycottée par une bonne partie de la population locale.

A l’approche de minuit, Juma se dirige vers le bûcher, Eirian l’accompagne, changée en corbeau, Brieg et Selene vont se planquer dans une taverne écartée, les autres se dirigent vers la citadelle.

Le couvre-feu n’est manifestement pas respecté.

La garde a été considérablement renforcée autour du bûcher. Elle est renforcée par des membres de l’entourage des notables et chevaliers némédiens, présents en ville. La foule des brythuniens est nombreuse et excitée, mais hésitante sur la conduite à tenir.

Juma met le feu à la tribune, grâce à une des préparations de Xian Meï, une boule qu’on lance et qui s’enflamme en éclatant au contact, excite la foule qui le suit quand il charge. Une mêlée s’engage, il met le feu au bûcher en utilisant une autre des préparations de Xian Meï et casse la ligne des gardes. Ceux-ci se replient avec les némédiens. Juma entraîne la foule vers le temple. Une partie se répand en ville pour s’en prendre aux brythuniens.

Pendant ce temps, le reste du groupe a été au temple, en fait, un ensemble fortifié en cours de construction sur une ancienne forteresse aux murs cyclopéens. La garde est sur le qui-vive.

Xian Meï et Ragnar grimpent discrètement le mur, en se cachant des sentinelles, et hissent Imraïl. La descente a lieu sans que le groupe ne soit repéré. Imraïl tombe et s’esquinte une cheville. La cour est déserte et pleine d’ombres. Le groupe se dirige vers la porte qui donne sur le poste de garde qui contrôle l’accès aux cellules. Ragnar la force et l’entre baille. Il lance une des deux préparations gazeuses de Xian Meï et les gardes s’endorment. Ils ne se réveilleront pas. Les restes de gaz affectent légèrement Imraïl.

Ragnar trouve les clefs et ferme la porte qui donne vers l’extérieur, puis ouvre celle qui donne sur l’escalier qui mène aux cellules. Il précède Xian Meï et Imraïl suit à distance. La seconde salle de garde dispose de 6 gardes, dont deux éveillés, et pas très attentifs. Ils sont éliminés assez vite. Les clefs qui donnent accès aux cellules sont trouvées assez vite. 24 détenus sont libérés, dont 1/3 a vraiment besoin d’aide.

Imraïl lisse un mot sur le pupitre destiné aux scribes qui notent les dépositions des torturés : « Bisou et à la prochaine ! ». Ensuite, il lance un voile d’invisibilité sur le groupe en recommandant aux libérés de rester aussi proches les uns des autres que possibles.

Des cloches sonnent dans toute la ville …

Xian Meï file vers l’entrée principale pour créer une diversion, à peu près au moment où les émeutiers arrivent. Elle grimpe le long du bâtiment qui surplombe l’entrée, jusqu’à l’étage des mécanismes. Là, elle libère le pont levis, ce qui fait remonter la herse. Les soldats des inquisiteurs réagissent en professionnels. Ceux qui dorment sont réveillés, un barrage est formé pour barrer l’entrée, d’autres se mettent en alerte au sommet du bâtiment, d’autres tentent d’accéder à la pièce, en vain. Des gardes prélevés à d’autres endroits viennent en renfort.

Ragnar en fait autant, avec autant de succès que Xian Meï. Dès que l’ouverture se présente, le groupe de prisonniers, accompagné d’Imraïl, se rue dehors avant que les gardes aient pu réagir.

La foule avance pour attaquer. Un voile d’obscurité tombe sur la forteresse, empêchant tout combat et tout tir. Le groupe se faufile le long de la forteresse et une fois éloigné, redevient visible.

Xian Meï et Ragnar sont sortis du temple. Xian Meï a rejoint Juma bien visible et Eirian les aide à retrouver les autres.

Une femme aux cheveux blancs se matérialise.

« Sioban ? »

« Oui. »

Imraïl la complimente sur son sort et lui demande comment la contacter à l’avenir. Elle répond qu’elle les contactera.

Les personnages vont en vain au lieu de rendez-vous, puis retournent au campement, qui est en état de défense, après avoir récupéré le barde et Selene/Enzo. Il est environ 2 heures du matin.

Xian Meï et Ragnar sont couverts de sang, mais les forains ne disent rien.

Juma va voir en vain les faux bateleurs pour leur proposer de participer.

Tout le monde va se coucher, sauf Ragnar, qui veille. Quelque temps plus tard, il entend des bruits divers. Une foule, en partie ivre, veut fouiller le campement. Il réveille Juma qui intervient, alors que les bateleurs hésitent. Il fait valoir avec succès qu’il a été discriminé et persécuté pour la couleur de sa peau et qu’il ne faut pas tuer les némédiens parce qu’ils sont némédiens. Il est reconnu comme celui qui a mené l’attaque contre le bûcher, ce qui aide.
Smouales étaient les borogoves
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Morgan Kane
 
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