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Naufragés de l'espace 01

Ce qui se passe autour des tables et les CR de parties

Modérateur: kobbold

Naufragés de l'espace 01

Messagepar Morgan Kane » 16 Mars 2019 18:56

Naufragés !

Le groupe se compose de :

- Paul N. Burton
- Sara Adler
- Clie
- Jade Darcy


Les personnages se trouvaient à bord de l’Icnatti vaisseau spatial flambant neuf, accomplissant son voyage inaugural, sous le pavillon de la White Star line shipping company.

Une nuit, alors que le vaisseau était dans l'hyperespace, les systèmes d'alarme les ont réveillés … Avec une tonalité particulièrement urgente. En spationautes expérimentés, ils se sont précipités vers la capsule de secours la plus proche, et ils se sont éjectés, juste avant l'explosion finale.

Ils ont été projetés de l'hyperespace, se sont glissés dans les baies de congélation et ils ont été réveillés juste avant que leur capsule se crashe, les laissant un peu groggy.

Ils sont sur le flanc d’une colline, au bord d’une vallée, qui semble coupée par une vaste étendue d’eau longiligne, peut être un large fleuve, située à une vingtaine de kilomètres. Des fumées montent du bord de l’eau. Un soleil rouge montre qu’ils sont en début d’après-midi, le feuillage est estival, mais il fait frais.

Ils se présentent les uns aux autres, Paul N. Burton, un homme d’affaires, dans un élégant complet, d’un tissu à la mode, à peine froissé, Sara Adler, une des navigatrices du vaisseau détruit, Clie, une jeune femme, dans une tenue sobre, et Jade Darcy, au regard froid, dans une tenue tout aussi sobre. Elle a la peau légèrement bleutée, et comme elle semble très humaine par ailleurs, cela la marque comme une mutante.

Paul montre un certain manque de légèreté dans son approche des femmes présentes.

La chute de la capsule a été freinée par le feuillage d’une étrange végétation. La capsule est inutilisable, et il n’y a pas grand-chose à récupérer, à part des rations de survie, des gourdes, des sacs, quelques outils, des sacs de couchage et de quoi faire du feu.

Ayant récupéré ce qu’ils pouvaient, ils s’enfoncent dans les bois, en direction de l’eau et des fumées. Paul mène la marche suivi de Jade, puis de Clie, Sara fermant la marche.

Au bout d’une demi-heure environ, ils entendent des hurlements de fauve, mélangés à ceux de gamins. Paul se précipite, suivi de Jade, Clie et Sara allant sur place plus lentement.

Deux gamins sont blottis l’un contre l’autre, terrorisés par deux monstres tachetés, de la taille de lions, aux gueules et aux griffes impressionnantes. Paul et Jade débutent un combat difficile mais victorieux
.
Quelques minutes plus tard, un groupe d’autochtones déboule, vêtus de vêtements de peau, armés d’arcs, de couteaux, de sagaies, mais aux lames en acier, et disposant aussi de fusils à poudre. Ils ont l’air menaçant.

Les gamins courent à eux en pleurant, et disent quelques mots. Les arrivants jettent un coup d’œil sur les cadavres et baissent leurs armes.

L’un d’entre eux adresse quelques mots de bienvenue aux personnages, dans un anglic différent du leur et difficilement compréhensible. Paul et Jade se soignent.

Les cadavres des animaux appelés Ruryxs, sont dépecés. Les personnages sont invités à suivre les autochtones. Au bout d’un quart d’heure de marche, ils arrivent dans une grande clairière, sur les bords desquels une quinzaine de huttes ont été construites, sans compter une hutte centrale.

Les personnages sont accueillis par un homme d’âge mûr qui les remercie et leur offre l’hospitalité du village. Une fête aura lieu ce soir en leur honneur. Il leur demande comment ils souhaitent s’organiser pour dormir, ensemble ou séparément. L’échange qui s’ensuit entre les personnages fait beaucoup rire les spectateurs, certains traduisant pour les autres. Clie confirme sa tendance à faire preuve d’une grande prudence. Finalement, Paul est invité à partager la hutte d’une vieille femme, et les trois femmes sont logées ensemble.

Dans l’après-midi, Clie et Sara aident à la préparation du repas, Sara avec une certaine maladresse dès qu’elle doit interagir avec la nature, qui la met mal à l’aise. Jade reste en retrait et fait le tour du village. Le groupe se réunit en fin d’après-midi pour échanger les informations recueillies.

Jade a remarqué que, dans le village, la division des rôles est assez marquée, sauf en ce qui concerne la culture des jardins. Elle a échangé ses vêtements en lambeaux, pour une tenue locale. Les autres l’imitent.

Ils sont invités à passer un moment dans la hutte de vapeur. Des étagères sont posées à côté de l’entrée, et chacun se déshabille avant d’entrer. Paul est averti avec un grand sourire, qu’en cas de comportement inconvenant, le coupable est expulsé et se prend une raclée.

La hutte est grande, faiblement éclairée par des lampes à huile et par des foyers de charbon de bois, sur lesquels de grandes marmites d’eau bouillante dégagent une épaisse vapeur.

Les gens sont assis sur des bancs, et d’autres s’allongent sur eux pour être frottés par des compagnons qui utilisent des huiles et des savons primitifs, ainsi que des sortes de racloirs.

Une fois propres, les invités se plient à la coutume et vont se jeter dans la rivière, avant de se sécher et de se rhabiller. Une fois la nuit tombée, il fait vraiment froid.

Le banquet a lieu à côté de la hutte centrale. Un animal a été cuit sur une gigantesque broche, sur un foyer.

La fête est « classique », nourriture, alcool, musique, danse et chant au programme. Paul flirte un peu.

Le groupe a quand même une discussion en partie sérieuse avec quelques anciens. Lors du banquet et les jours suivants, ils amassent une quantité importante d’informations.

Les fumées au loin, au bord du ruban d’eau correspondent aux villes, villages et installations d’un peuple humain que les autochtones appellent les colons. Les relations avec eux sont globalement correctes.

De nouveaux arrivants, les spatiaux, se sont installés dans les plaines centrales, chassant, massacrant et réduisant en esclavage, les membres des tribus et les colons. Ils ont également mis en place quelques installations minières dans les collines et montagnes. L’hostilité initiale vient de ce qu’ils ont été pris pour des spatiaux.

Ils sont assez surpris d’apprendre que, s’agissant des spatiaux, il est dérogé à la règle selon laquelle dans le cadre d’une guerre entre humains, il est interdit d’utiliser des armes à distance. Les colons ont appris à respecter cette règle dans leurs rapports avec les tribus. Interrogés sur la nature de ces armes, les villageois se réfèrent aux pouvoirs de certains shamans et hommes sages.

L’un de leurs hôtes leur montre un cristal d’une grande pureté. Sara reconnaît un type de cristal rare, utilisé pour des produits électroniques tels que les lasers ou les moteurs supra luminiques des vaisseaux spatiaux. On trouve parfois de tels cristaux à une demi-journée de marche du village, quand des pans d’une falaise s’effondrent, ce qui est arrivé récemment.

Comprenant le faible prix payé par les colons pour l’acquisition des cristaux, Paul et Clie ont une vive discussion, les instincts de commerçante de Clie la poussant à les aider, Paul craignant les effets délétères d’une telle interférence.

Les villageois sont membres d’un même clan, membres d’une tribu, elle-même affiliée à une confédération. Chaque clan et chaque tribu a un chef, et un chef de guerre, en général l’héritier du chef. Les confédérations tribales sont dirigées par des conseils. Les tribus des plaines utilisent des chevaux, moins utiles en forêt. Chaque clan, chaque tribu, chaque confédération a un shaman et un barde.

Les tribus marchandent avec les colons et le groupe est surpris d’apprendre que les colons payent cher pour obtenir des échanges de bébés. Les tribus n’acceptent que des échanges de mâles, considérant que les colons maltraitent leurs femmes. Clie émet l’hypothèse que le but est de préserver la diversité génétique. Une telle négociation doit avoir lieu dans quelques jours.

Les villageois décident de rester au village au moins jusqu’à l’échange. Ils s’intègrent à la vie du village, assumant leur part du travail.

Une expédition de chasse devant aller du côté de la falaise, Paul, Sara et Clie décide d’aller à la chasse aux cristaux.

Ils s’absentent pour deux jours et Sara trouve 4 cristaux. Paul en profite pour s’initier aux armes des tribus et Clie aux plantes locales à leur propriétés. Elle récolte et met en sécurité les fleurs et les feuilles d’une ravissante fleur jaune, dont les hommes des tribus lui disent qu’elle permet de fabriquer un poison mortel.

Sara trouve 4 cristaux et en donne un de ses cristaux au chef du village au retour.

Lors de l’échange avec les colons, Clie aide les hommes des tribus à mieux négocier et ceux-ci en sont forts satisfaits.

Sara profite du repas pris en commun pour discuter avec les colons. Ceux-ci ont un niveau technologique au mieux proche de celui du XIXème siècle terrestre. Ils maîtrisent la vapeur, mais ne vont pas au-delà, par choix. Ils fêtent le 552ème anniversaire de la colonie. Les tribus étaient déjà bien installées à leur arrivée. Ils ont bénéficié d’apports extérieurs.

Les spatiaux, employés ou dépendant de la« Interstellar mining company », filiale de la « Interstellar trading and manufacturing company », basée sur Wystev, dans le système de Hojav (355), se sont emparés du seul spatioport officiellement présent sur la planète. Cette installation a déstabilisé le cœur du continent, en cassant les circuits commerciaux, en provoquant d’importants mouvements de population.

Il y a des contrebandiers qui viennent pour des fourrures de ruryx, des cristaux ou des produits artisanaux, objets de luxe ailleurs, semble-t-il.

La ligne d’eau est le Sovay, un fleuve gigantesque. Au bord de ce fleuve, en fait, sur une colline qui le surplombe, à l’abri des crues, qui peuvent atteindre une dizaine de mètres et plus, à cet endroit (contre une cinquantaine à l’embouchure), une ville de colons, Wedit, 8 000 à 10 000 habitants.

Personne, dans la région, ne possède de moyen moderne de transport. Au mieux, il existe des bateaux qui fonctionnent sans rame ni voiles (à vapeur) ou des trains à vapeur.

Sara et Clie ont reçu des propositions de mariage. Si la couleur de peau de Jade n’a pas attiré de remarque ou suscité de comportements particuliers, elle n’en a pas reçu. Pendant le retour au village, elle confirme que le but des échanges de bébé est bien de maintenir la diversité génétique.

Les jours suivants, le groupe part à la chasse aux cristaux. Sara et Jade en trouvent chacune deux. En définitive, ils ont 2 cristaux moyens, 1 bon, 3 très bons, et 1 supérieur.

Ne se voyant pas terminer leurs vieux jours sur cette planète, ils décident de tenter de rejoindre l’astroport. Ils décident de former un vrai groupe et de faire caisse commune. Les cristaux sont répartis et Clie donne à Jade quelques fleurs jaunes qu’elle manie en vraie professionnelle. Sara et Jade avertissent qu’elles ne donnent pas de seconde chance et Jade sort son couteau pour se curer les ongles, tic qui prouve une certaine nervosité de sa part.

Les villageois s’apprêtant à déplacer le village, ils annoncent leur départ. Le jour venu, ils sont fêtés et on leur remet solennellement les peaux tannées des deux ruryxs qu’ils ont tués.
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Morgan Kane
 
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Re: Naufragés de l'espace 01

Messagepar Morgan Kane » 31 Mars 2019 21:27

II) Séjour à Wedit :

Wedit est à quelque distance du fleuve, au-dessus, pour être à l’abri des crues. Devant le fleuve, des entrepôts et sur le fleuve, des pontons flottants, maintenus en place par des pilotis. Des navires divers sont à quai, à voile ou à vapeur, dans le style de ceux qui naviguaient sur le Mississipi, dans les années 1850.

La ville est entourée de murailles, plutôt médiévales, et en mauvais état, ce qui tendrais à montrer une certaine inutilité.

L’accueil est frais. Les gardes les prennent pour des indigènes et les traitent avec un certain mépris. Ils ne sont admis que quand ils précisent être venus en ville pour vendre les peaux de Ruryxs. Le garde les conduit à un tanneur, marchand en peaux et fourrures, qui leur achète leurs peaux pour 40 $ chaque. Un $ est une pièce d’argent.

Le garde veut les reconduire à la sortie de la ville, ils insistent pour rester. Il les conduit à l’hôtel de ville, dans lequel le bureau du sheriff se trouve. Il leur demande qui ils sont. Il leur donne un permis pour 4 jours, mais tique quand ils donnent leurs noms.

Ils finissent par reconnaître qu’ils viennent de l’espace. Du coup, le sheriff les prend pour des employés de la « Interstellar mining company », filiale de la « Interstellar trading and manufacturing company », qui occupe les plaines centrales du continent, par la force et a placé quelques installations minières. Ils démentent et semblent crus. Mais ils sont nettement moins crédibles en expliquant qu’ils sont venus en touristes.

Il confirme qu’ils sont en 552 depuis la fondation de la colonie.

Ensuite, le sheriff les conduit au maire, qui les invite à dîner. Il leur indique une auberge correcte. L’aubergiste n’est pas très aimable, mais accepte de négocier son prix. Il leur conseille d’aller aux bains publics, et de changer pour des vêtements plus couleur locale. Compte tenu de l’heure, ils jettent un coup d’œil rapide sur la ville, faite de maisons individuelles, construite en demi-cercle autour d’une place centrale autour de laquelle on trouve la marie, les bains publics et le marché couvert.

Ils se présentent chez le maire et sont accueillis par celui-ci, son épouse, le sheriff et son épouse, un prêtre et son épouse, 3 jeunes célibataires et une jeune célibataire.

Le maire fait les présentations et la conversation est engagée, principalement avec Paul. Les personnes présentes en déduisent rapidement que les membres du groupe sont des vagabonds, peut être des fugitifs. Ils leur expliquent qu’il y a deux solutions pour quitter la planète, le spatioport tenu par la « Interstellar mining company », et les contrebandiers. Ils tentent de les dissuader de faire le voyage vers le spatioport, long dangereux et coûteux alors qu’en travaillant, ils pourraient s’installer et réussir ici.
Par bateau à vapeur, le voyage jusqu’à Biwick, la dernière ville tenue par les colons, avant l’entrée dans la zone tenue par la compagnie minière, prend 40 jours et coûte 200 $ par personne. Il coûte 400 $ en seconde classe, 800 $ en première classe et 1 500 $ en cabine de luxe.

Ils peuvent acheter une barque à voiles pour une somme comprise entre 200 et 800 $. Le voyage prend 80 jours.

Il leur est expliqué que, dans le couple, la femme est au service de l’homme, subordonnée à lui, mais que les épouses sont actives.

Un échange rapide sur les quartzs montre que les colons n’ont aucune idée du prix réel mais que les prix locaux ont tendance à monter, compte tenu de la demande, tant des contrebandiers que de la compagnie minière.

Les eaux du Sovay sont fréquentées par des poissons carnivores, des pirates et autres créatures dangereuses. La navigation est pleine de périls.

Le dîner fini, tôt, le groupe se dirige vers le saloon, où on trouve de l’alcool, des filles, de la musique et des jeux. Clie s’impose à une table de poker, triche avec habileté et gagne 240 $, qu’elle partage avec les deux autres filles, Paul ne voulant pas de cet argent mal gagné.

Le lendemain matin, ils vont aux bains publics. Bien entendu, les hommes et les femmes ont des bains séparés. Beaucoup de questions sont posées.

Paul discute avec ses compagnons de bain. Quand il leur explique qu’il voudrait descendre le fleuve, en travaillant pour payer son passage, il lui est expliqué, dans un grand éclat de rire, que le seul susceptible de l’embaucher serait Wilbur Smith, le capitaine de la Fierté du Solvay, qui arrive le lendemain.

Une visite plus détaillée de la ville, du temple, montre une grande austérité. De manière surprenante, il y a un théâtre. Un homme est sur le pilori.

Les femmes vont chez une couturière, qui fait de la bonne marchandise, mais qui est trop chère. Un fripier leur vend à un prix très correct des tenues d’occasion, bien réparées et propres, qui les rendent moins visibles, mais les classent socialement.

Jade part de son côté. Clie et Sara découvrent et explorent la libraire municipale, qui ne détient pas que des livres religieux. Clie s’intéresse aux livres sur les plantes et Sara à la géographie du continent.

Paul va visiter le port fluvial et discute avec un pêcheur.

La discussion du soir montre que la vie dans cette ville ou sur cette planète n’est l’idéal d’aucun des membres du groupe.

Le demain matin, il passe chez le sheriff, pour discuter des travaux disponibles, puis retourne au port, discrètement suivie par Clie. Elle rejoint les autres femmes, pendant qu’il se fait embaucher comme docker et récolte 2 $.

Clie et Sara retournent à la bibliothèque. Sara entreprend de repérer les principaux points intéressants, sur une carte qu’elle dessine à la main.

En fin d’après-midi, la Fierté du Solvay arrive au port. Un colosse dirige la manœuvre, avec une certaine habileté. Une fois celle-ci terminée et quelques passagers étant descendus, Paul s’approche.

Le colosse étant descendu sur le pont principal, à proximité de la passerelle, il interpelle un homme d’équipage : « L’outre est toujours en train de cuver ? » « Oui lieutenant, le capitaine n’a toujours pas récupéré. ». Il vire 3 hommes d’équipage et deux autres partent d’eux-mêmes.

Paul l’interpelle et lui propose ses services en assurant qu’il est apte à faire le travail et en faisant valoir que le lieutenant a peu le choix. Il vend ensuite les services des trois femmes en insistant sur le fait qu’elles sont au moins bonnes à nettoyer les chiottes.

Le lieutenant s’appelle Mark Alouine, et il précise que le bateau va descendre le fleuve une dizaine de jours. Il semble en savoir plus, mais sans intention de le dire.

Il les retrouve ensuite pour le dîner et leur annonce qu’il et elles sont attendus à l’aube. Le navire descend le fleuve et il y a peu d’alternatives.

La Fierté du Sovay semble assez standard. Elle a une cale pour les machines et les marchandises, le pont principal pour l’équipage et la troisième classe, le pont des secondes et celui des premières classes, et des officiers du navire, et enfin, la timonerie avec un solarium pour les passagers. Le trafic s’arrête pendant la saison des glaces. Peu de navires font le voyage complet.
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